22/06/2006

pensée du jour

PHILON d Alexandrie --- Cliquer pour agrandir

 

Philon d'Alexandrie

L’explication des saintes Ecritures se fait en recourant au sens profond, aux allégories ;  la loi tout entière ressemble à un être vivant ; elle a pour corps la lettre des prescriptions et son âme, c’est le sens invisible sous-jacent dans les mots ; c’est là que l’âme raisonnable s’est mise à contempler excellemment son objet propre : sur le miroir des noms elle a vu en quelque sorte se réfléchir les beautés singulières des pensées ; elle a ouvert et découvert les symboles, amené les idées toutes nues à la lumière, pour ceux-là qui peuvent, à l’aide d’une simple évocation, contempler l’invisible à travers le visible

08:57 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

21/06/2006

réflexion

Pinacothèque

 

Lorsqu’on parcourt le Prado, à Madrid, ou le Louvre, à Paris, on peut se rendre compte de la diversité de l’inspiration chez les peintres, au cours des siècles. Mes préférences, toutes catégories, vont à Breughel l’Ancien, pour sa truculence, son humour, sa gaieté même dans les sujets tragiques. Sa peinture me donne envie d’entrer dans ses tableaux et me mêler aux foules si colorées et si vivantes.

J’ai ensuite une immense admiration pour les Van Eyck et autres primitifs flamands, pour la richesse et la chaleur des coloris, l’admirable technique des plissés des lourds brocards et velours, l’éclat des pierres précieuses. A couper le souffle.

Ainsi, de salle en salle, on peut vibrer à la vue de tels chefs-d’œuvre. On peut aimer l’imprévisible Salvador Dali ou Van Gogh, le rejeté de son temps. On peut même ne supporter que l’art abstrait qui joue avec les volumes, les couleurs et…votre imaginaire.

La peinture est le reflet d’une époque, d’une mode, d’un courant, d’une idéologie parfois. Les artistes novateurs, critiques, en avance sur leur temps, en dehors des clichés normatifs et des sentiers battus, ont souvent souffert du rejet, du mépris et de l’incompréhension de leurs contemporains.

Allons maintenant nous promener dans la galerie des caractères. Là aussi la variété se constate : du bon vivant, mordant à pleines dents dans la vie, dégustant chaque minute que Dieu lui donne, au compassé qui traverse sa vie, chaussé de « mocassins » trop étroits et douloureux…

Faisons un détour par la salle des donneurs de leçons : ils ne pardonnent rien à personne, exigent la perfection des autres, sans toujours apprécier l’effet pervers de leurs remarques peu amènes qui aigrissent sûrement la relation et améliorent rarement l’incriminé.

Jetons un coup d’œil rapide à ceux qui vont révolutionner le monde, se prennent pour des messies venus non pour accomplir, mais pour abolir et prouver leurs éventuelles capacités en diminuant celles des autres.

Un regard encore plus bref aux orgueilleux, aux généreux ostentatoires qui s’affichent à coups de gros chèques et de communiqués de presse lors de catastrophes épouvantables. Rappelons-nous la pauvre veuve qui donne de son nécessaire et que Jésus nous montre en exemple.

Les méchants, les calomniateurs, les violents, ne méritent sûrement pas notre attention, occupés qu’ils sont à mijoter dans leur pot de vinaigre…Et pourtant, n’est-ce pas pour ceux-là surtout que Jésus est venu ?

Par contre, que nous avons envie de traîner du côté des débonnaires, des patients, des cœurs pleins d’amour qui vous prennent en affection, vous dorlotent, vous accueillent à bras ouverts, vous écoutent, vous consolent !

Que nous aimons nous réchauffer au soleil de leur tendresse et de leur compréhension !

Quelques pas plus loin, nous seront désarçonnés par les originaux, ceux qui sortent du lot, qui agissent et pensent totalement différemment de nous. Les intemporels, les précurseurs, les créatifs nous perturbent, suscitent nos questions si pas notre réprobation.

Mais quel est ce tableau absolument bizarre, dans ce coin perdu de couloir ? Une sorte de mosaïque assez surprenante, composée de colères et de patience, d’égoïsme et de bonté, de paresse et de créativité, de courage et de peurs, d’emballements et de démissions, de rires et de tristesses, de doutes et de foi, de réussites et d’échecs… Un mélange d’éléments déconcertants, à certains moments, symphoniques, à d’autres, cacophoniques. Une sorte de distorsion des formes et des couleurs, puis, subitement, si on se place à un autre angle de vue, une œuvre assez valable, quoique inachevée, imparfaite…

Pas drôle…c’était un miroir

Yvette Vanescote

22:01 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

réponse à une question

Photo BerastagiUne question m’a été posée dans le mini-chat. Je ne l’ai pas ignorée mais je voulais avoir le temps d’y réfléchir avant de répondre. Pourquoi je crois en Dieu ? Pas facile de répondre à cette question en peu de mots. Quelqu’un a dit que Dieu n’est pas quelqu’un qui se prouve mais qui s’éprouve. Et je pense que tout est résumé dans cette phrase. Je pourrais presque dire que c’est une longue histoire d’amour. J’oserais même souligné en disant très longue. Car je crois que l’amour de Dieu a l’égard de chacun d’entre nous est au-delà du temps. Le Nouveau Testament nous dit clairement qu’il nous a aimé le premier. Je n’ai pas été élevée dans une famille croyante. Mes parents professaient un athéisme, que je considère aujourd’hui comme une forme d’agnosticisme. J’ai cependant été très tôt intrigué par, disons le spirituel. J’ai lu les évangiles pour la première fois à l’âge de 9 ans et j’ai lu toute la Bible à l’âge de 15 ans, ce qui m’a permis de découvrir Dieu par l’expérience quotidienne, sa fidélité à mon égard. Je dis à mon égard, parce que la question m’a été posée personnellement. La certitude de l’existence de Dieu, s’est imposée à moi par un vécu et non par une démonstration à la manière d’un théorème de math. Je n’ai jamais rien compris en mathématiques… pourtant je sais que les mathématiques existent. Je ne comprends pas tout de l’infini de Dieu… mais je sais qu’il existe et je pourrais parodier le titre du fameux livre d’André Frossard : Dieu existe, je l’ai rencontré

09:20 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/06/2006

pensée du jour

 

Un Midrash

Parvenu à l’âge de neuf cent trente ans, Adam, malade, envoie Eve et Seth dans la voisinage de l’Eden demander à Dieu de leur donner pour le mourant un peu d’huile de vie (ou de miséricorde), qui coule de l’arbre du Paradis. Le précieux élixir est refusé, mais Michel leur déclare, au nom de Dieu, que, après la résurrection, Adam et les membres du peuple saint entreront au Paradis. Adam meurt, Dieu lui pardonne. Les anges viennent prendre son corps et l’ensevelissent dans le Paradis. Six jours plus tard, Eve meurt à son tour après avoir recommandé à Seth d’inscrire le récit de la vie de ses parents sur des tables de pierre et sur des tables d’argile. Car, dit-elle, l’archange Michel  nous a dit : « A cause de vos transgressions, le Seigneur fera venir sa colère sur vos descendants d’abord par l’eau, puis une seconde fois par le feu. » Les tables de pierre survivront au Déluge, celles d’argile même à l’embrasement final du monde.

 

 

12:49 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/06/2006

pensée du jour

 
Les jugements péjoratifs que l'on porte souvent sur le compte des pharisiens sont injustes, sinon grossiers, et ne tiennent aucun compte du rôle déterminant qu'ils remplirent dans la vie religieuse du judaïsme et, on peut bien le dire, de l'humanité

09:03 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/06/2006

Un verset biblique

 

I Samuel 16 : 4

Samuel fit ce que l’Eternel avait dit, et il alla à Bethléhem. Les anciens de la ville accoururent effrayés au devant de lui et dire : Ton arrivée annonce-t-elle quelque chose d’heureux ?

Question amusante. Samuel inspirait-il une telle frayeur à ses contemporains ? Il était le dernier juge-prophète, avait été celui qui avait amorcé le changement de régime. Israël avait voulu un roi comme les autres nations… Samuel, avec le consentement de Dieu, avait accédé à leur désir. Nous sommes à un tournant dans l’histoire de la royauté en Israël. Dieu a rejeté Saül et le moment est venu d’oindre un autre roi. Mais Samuel est déchiré entre sa fidélité au roi et sa fidélité à Dieu. Il est prudent, il vient sous un prétexte quelconque à Bethléhem. Mais les anciens de la ville ne sont pas dupes et leur question n’est pas dépourvue de sens. Ce sont des fins renards que ces anciens d’avoir subodoré une manœuvre de la part de Samuel. Mais la grande question était : Ton arrivée annonce-t-elle quelque chose d’heureux ? Samuel en tant que juge aurait pu venir annoncer une nouvelle calamité sur un peuple pas toujours fidèle à Dieu ou une bonne nouvelle ; mais laquelle ? Car les bonnes nouvelles des prophètes ne sont pas toujours une bonne nouvelle pour le peuple ; si elles mettent en danger ce peuple qui préfère rester sagement dans l’anonymat… Est-ce encore une bonne nouvelle ? Face à la bonne nouvelle de la Parole de Dieu, ne risquons-nous pas d’être bouleversés dans nos habitudes ?

 

12:25 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

pensée du jour

 
Ma vie est incompréhensible, hors de toute raison, de toute logique, si on ne la revoit pas continuellement dans son germe, dans sa racine, imprégnée de ce creux que l'adoration a mis en moi

07:53 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |