17/09/2006

A méditer

Felouque le nil

Jérémie 2 : 18

 

Et maintenant, qu’as-tu à faire d’aller en Egypte, Pour boire l’eau du Nil ? Qu’as-tu à faire d’aller en Assyrie, Pour boire l’eau du fleuve ?

 

Je sais que Cyrano aurait dit : « c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ». Mais la vie de croyant de doit pas être parsemée de choses inutiles. Le peuple de Dieu avait connu l’exil dans ces deux pays et certains s’étaient presque installés dans ces pays. L’Egypte avait pourtant réduit ce peuple en esclavage ; l’Assyrie opprima les descendants de ceux qui avaient connu les affres de l’Egypte et pourtant, il y avait des nostalgiques. Boire l’eau du fleuve peut-il désaltérer quelqu’un qui n’a plus de patrie. L’eau du fleuve est une maigre consolation pour l’émigré. Peut-être mangeaient-ils à leur faim, mais ils étaient opprimés. L’épitre aux Hébreux nous déclare que nous sommes étrangers et voyageurs sur cette terre et pourtant nous nous attachons à cette terre où nous ne connaissons souvent que très peu de bonheur par rapport aux tristesses que nous y vivons. Si nous ne sommes pas toujours les victimes de la misère dans nos pays où règne une certaine aisance, nous côtoyons cependant misère et souffrances. C’est pour cela que l’Ecriture nous rappelle que notre espérance est ailleurs. L’auteur de l’Apocalypse, faisant chorus avec les prophètes du premier Testament et avec l’apôtre Pierre, nous dit que nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera. Si tous les fleuves du Moyen Orient n’ont pu désaltérer le peuple de Dieu dans sa souffrance, Dieu nous donnera un jour cette terre promise où la justice habitera

 

22:46 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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