27/02/2008

La renaissance de l'hébreu

Eliézer Ben Yehuda

 

Eliezer ben Yehuda (1858-1922)
C’est à Eliezer ben Yehuda, amoureux de la langue
hébraïque, lexicographe hors du commun et
créateur de mots que l’on doit la naissance de
l’hébreu moderne.
Si en 1916, 40% de la population juive de Palestine
déclare l’hébreu comme étant sa première langue,
dès 1948 elle redevient la langue d’un Etat juif
souverain.
Les années de formation
Eliezer Perlman, dit ben Yehuda est né en Lituanie en 1858, à Luzhky. Dans son enfance, il reçoit, au
heder, l’enseignement traditionnel des Juifs d’Europe de l’Est. Après un séjour à la yeshiva, il apprend
le russe et le français et se rend à Paris pour y entreprendre des études de médecine. Durant cette
période, il lit de nombreux ouvrages en hébreu et rédige des articles dans cette langue. Il adopte alors
le nom de ben Yehuda.
Yehuda missionnaire de l’hébreu
En 1881, Eliezer ben Yehuda décide de monter en Eretz Israël avec Dvora Yonas qu’il épouse. Installé
à Jérusalem, il travaille, d’abord, au journal Ha'havatseleth (« Le lis »).
En 1884, il fonde le journal Hatsvi ("Le cerf"), où il exhorte les Juifs à ne parler qu'en hébreu, avec la
prononciation sépharade. Au coeur du journal, une rubrique spécifique est consacrée aux nouveaux
mots qu'il invente pour enrichir la langue hébraïque moderne. A l’école de l’Alliance Israélite Universelle
où il est professeur, il enseigne toutes les matières en hébreu, malgré l’absence de manuels scolaires.
Sa maison devient le centre du Comité de la Langue hébraïque fondée en 1904. Dès la naissance de
son fils, il ne lui parle que l’hébreu, ce qui fait de l’enfant le premier enfant des Temps modernes à avoir
l’hébreu pour langue maternelle
Malade, il sent que ses jours sont compté, et commence à rassembler, à partir du patrimoine littéraire,
des mots et des expressions hébraïques dans le but de les actualiser et de composer un dictionnaire
d’hébreu moderne ; il se rend en Europe dans les grandes bibliothèques universitaires pour y étudier
les livres et les manuscrits en langue ancienne. Le premier volume de son dictionnaire est publié en
1909.
Eliezer ben Yehuda constate, de son vivant, la progression de l’hébreu parlé et voit l'Administration
mandataire britannique reconnaître la langue hébraïque comme langue officielle en Palestine.
Ben Yehuda meurt en 1922. Des milliers de personnes assistent à son enterrement, et trois jours de
deuil sont décrétés dans le pays.
Sources: Department for Jewish Zionist Education et Esther Benbassa, Dictionnaire de civilisation juive, Larousse-Bordas,
1997.

11:27 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/02/2008

L'Evangile et la santé

Lévitique 3:17 : C'est ici une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez: vous ne mangerez ni graisse ni sang.

Beaucoup de gens s'imaginent que tout est bon à manger. Certains ne comprennent pas ces "restrictions" alimentaires que nous trouvons dans le livre du Lévitique, en particulier le chapitre 11. Et même vont de façon très pompeuse déclarer que nous ne sommes plus sous la loi et que nous n'avons pas à observer, ces lois...

En ce qui concerne le sang, nous retrouvons très clairement dans le livre des Actes de Apôtres, l'interdiction de consommer du sang.

Je crois que la mort du Christ sur la croix n'a pas rendu les viandes impures (que nous devrions appeler : impropres à la consommation), la mort du Christ ne les a pas rendues pures. Certes, les Juifs, à l'exception de Maïmonide, n'admettent pas que ces lois sont des lois pour la santé. Si Maïmonide, qui était non seulement un grand commentateur de la Bible et de la Tradition juive, était également médecin - si Maïmonide a raison (ce que je crois) nous devrions être attentifs aux règles émises à l'époque du Sinaï. Dieu est un bon pédagogue, qui met en garde son peuple, à une époque où la diététique n'était pas à la mode, contre le côté néfaste de certaines viandes. Nous devrions davantage réfléchir. Depuis plus de 40 ans, j'ai accepté cette interprétation et je n'ai aucune carence. 

09:55 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/02/2008

encore une réforme liturgique au Vatican pour vendredi saint

Nouvelle prière latine du Vendredi saint pour le peuple juif : controverse


 


Au moment où l'Eglise entre dans le temps du carême pour se préparer à Pâques, L'Osservatore Romano publie la prière en latin pour le peuple juif du Vendredi saint : Benoît XVI a voulu que la prière du missel de Jean XXIII soit modifiée. Cette réforme liturgique entrera en vigueur dès le Vendredi saint prochain, 21 mars 2008.

 

Chaque année le Vendredi saint, lors de l'Office de la Passion, la liturgie catholique prévoit une grande prière d'intercession pour le monde entier, les « impropères », dont une prière pour le Peuple de l'Alliance.

 

En 1962, le bienheureux Jean XXIII avait déjà fait modifier cette prière qui comportait l'expression « juifs perfides », qui n'avait pas à l'origine le sens moderne donné à « perfide », mais était devenu plus qu'ambigu, avec le risque d'attiser l'antisémitisme.

 

Benoît XVI va plus loin. Après avoir donné aux catholiques, par le Motu proprio « Summorum Pontificum », du 7 juillet 2007, la possibilité de célébrer la liturgie dans le rite en latin selon le missel de Jean XXIII, antérieur au Concile Vatican II, il introduit cependant une modification de cette prière d'intercession.

 

La modification est annoncée par une « Note » de la Secrétairie d'Etat publiée par le quotidien de la Cité du Vatican dans son édition en italien du 6 février.

 

L'ancien missel prévoyait une prière pour que Dieu « accorde » aux juifs d'être délivrés de « l'obscurité » et de « l'aveuglement » : deux termes qui disparaissent.

 

Le Missale Romanum réformé par Benoît XVI, par décret du 4 février 2008, prévoit une prière pour que Dieu « illumine leur coeur ».

 

La modification avait été souhaitée par des organes catholiques de dialogue avec le judaïsme et par différentes organisations juives.

 

Le texte latin publié par L'Osservatore Romano est donc:

« Oremus et pro Iudaeis

Ut Deus et Dominus noster illuminet corda eorum, ut agnoscant Iesum Christum salvatorem omnium hominum.

Oremus. Flectamus genua. Levate.

Omnipotens sempiterne Deus, qui vis ut omnes homines salvi fiant et ad agnitionem veritatis veniant, concede propitius, ut plenitudine gentium in Ecclesiam Tuam intrante omnis Israel salvus fiat. Per Christum Dominum nostrum. Amen ».

 

Réactions

 

L'assemblée des rabbins italiens s'est prononcée pour une "pause" du dialogue avec l'Eglise catholique après la publication par le Vatican de la "nouvelle prière pour les juifs" en latin qui appelle toujours toujours à leur conversion, dans un communiqué publié mercredi soir.

 

Le Grand Rabbin de Rome reste mécontent de la nouvelle version de la "prière pour les Juifs" publiée par le Vatican : elle ne déplore plus "l'aveuglement" des juifs mais appellent toujours à leur conversion.

 

Le B'nai Brith International, dans un communiqué publié mardi 5 février 2008, affirme : "Le changement selon le rite tridentin par le pape Benoît XVI est décevant. La modification de la prière latine du vendredi saint ordonnée le 5 février par le pape Benoît XVI ne va pas assez loin dans l'attaque de la formulation antisémite. Le Vatican a demandé que cette nouvelle prière soit dite à partir du vendredi saint qui tombera le 21 mars cette année.

 

La prière mise à jour espère la reconnaissance juive de ce que Jésus Christ est le sauveur de toute l'humanité. Bien que l'appel à la conversion des Juifs ait été retiré, il reste des objections à la nouvelle formulation. L'année dernière le pape a autorisé plus largement la messe traditionnelle en latin, qui comprend une prière pour la conversion des Juifs. A l'époque, le B'nai B'rith International avait exprimé sa préoccupation sur le fait que cette prière pourrait faire remonter à la surface des sentiments antijuifs. Les relations judeo-chrétiennes ont évolué ces dernières décades. La formulation dans la prière mise à jour semble en contradiction avec les progrès de ce partenariat".

Et de conclure : "Bien que nous soyons contrariés pas la décision du pape, nous continuerons cependant à oeuvrer avec nos partenaires catholiques dans une partenariat plus positif et productif".

 

Sources : Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreLa Croix - 7 février 2008, Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreAFP - mercredi 6 février 2008, Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreZénith - mercredi 6 février 2008

19:04 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |