15/06/2008

Résumé de la Conférence du 8 juin 2008

L’ Evangile et la Santé

Résumé de la conférence du 8 juin 2008

Introduction

Depuis quelques années l’Eglise Protestante Unie de Belgique a constitué des partenariats avec différentes dénominations dont l’Armée du Salut, les Baptistes et l’Eglise Adventiste. Il m’a paru bon, en tant que pasteur, au service de l’E.P.U.B., mais issu des milieux adventistes d’abordé ce sujet qui tient particulièrement à cœur à ces derniers, sujet sur lequel je réaffirme  mes convictions

      Dans les milieux juifs on parle de cacheroute. Je veux cependant faire remarquer que la plupart des penseurs du judaïsme, à l’exception de Maïmonide, verront dans ces enseignements un caractère obligatoire dont Dieu n’a pas à donner d’explication aux hommes. Ainsi le rabbin,Henri Kahn affirme que, justifier l’interdiction de consommer du porc par souci d’hygiène ou accepter le chabbathen tant que mesure sociale équivaut à vider la Loi de toute transcendance.

Je laisse aux rabbins leur responsabilité devant de telles affirmations.

 Chez les musulmans on parle de Hallal ; mais certains musulmans font la relation entre ces lois religieuses avec la santé.

Les Adventistes parlent plutôt de Réforme Sanitaire L’une d’entre eux E.G. White écrivait :

Pour réussir, une réforme doit avoir comme point de départ la perception nette d’une vérité fondamentale.

                         

3 Jean 2      prospérer à tous égards

 

I Thessaloniciens 5 : 23 L’être tout entier                                                              Maxi Thurian dit : Les mots « corps, âme, esprit » n’indiquent pas des sections de l’être mais des situations de l’existence.

 

 Hans Urs von Balthasar : Car Dieu veut, certes, avoir en sa présence l’homme tout entier. Il veut la réponse de tout l’homme à sa parole. Tout l’homme, c-à-d l’homme non seulement avec la raison (qu’il devrait sacrifier à une vérité non évidente), mais immédiatement aussi avec sa volonté ; non seulement avec son âme, mais aussi de la même manière avec son corps.

                                            

I Corinthiens 3 : 16, 17 Notre corps, le Temple de Dieu  E.Baudraz : Chaque croyant peut être appelé un temple où Dieu habite par son Esprit, mais plus souvent c’est la communauté des croyants qui est le temple de Dieu. Profaner ce temple, lieu sacré, était le crime le plus grave, puni de mort chez les juifs comme chez les païens. Dieu ne sera pas moins sévère à l’égard de ceux qui font du mal à son œuvre, qui ruinent l’Eglise.

 

I Corinthiens 10 : 23  Tout est permis, mais tout n’est pas utile                         Jean Calvin : Dieu les a consacrés pour lui être un temple, il les a en même temps commis et ordonnés gardiens de son temple. C’est donc sacrilège quand ils s’adonnent et s’assujettisent aux hommes. Un lieu immonde ne peut être le domicile de Dieu.

 

Luc 21 : 34 pas d’excès dans le manger et le boire                                                            Esaïe L’anachorète : Maîtrise donc ton cœur en surveillant tes esns, et si ta mémoire est en paix en toi, tu capteras les voleurs qui la dérobent, car celui qui examine rigoureusement ses pensées reconnaît celles qui veulent entrer en lui pour la souiller

L Marchal : Trois obstacles sont indiqués ici, qui pourraient empêcher les disciples d’être dans les dispositions voulues, quand viendra le jour du Seigneur : ce sont les excès de table, l’ivrognerie, vices qui étaient poussés à leur extrême limite dans l’antiquité païenne, et les préoccupations de la vie qui empêchent de s’occuper comme il convient des choses spirituelles. La recommandation de se garder de tout cela ne s’adresse pas aux seuls disciples immédiats de Jésus ; mais à tous ceux qui, dans la suite, croiront en sa parole, et pourraient se laisser entraîner à ces vices ou se laisser absorber par les soucis des affaires temporelles

 

Genèse 1 : 29     Fruits et Céréales

  André Wénin : Dieu donne à l’être humain une nourriture végétale (herbes à semences et arbre fruitiers). Selon P. Beauchamp, ceci constitue « la racine cachée d’une loi », l’indication d’un pouvoir-être pour l’être humain. En effet, venant immédiatement après le devoir de maîtrise sur les animaux, l’attribution par Dieu d’un menu végétarien suggère qu’il est possible pour l’humain de maîtriser l’animal sans lui faire violence, sans le tuer. Emerge ainsi l’image d’un être humain qui domine sa force et lui impose une limite. Une telle maîtrise est douceur et fait place à la vie de l’autre. Mais ce qui est important dans le végétarisme, c’est essentiellement sa valeur de signe. Signe d’un relation harmonieuse et pacifiée avec la nature, certes. Mais surtout signe de la relation entre humains. Ce qui se profile derrière la douceur de l’homme envers l’animal, c’est l’idéal d’une société pacifiée, d’un vivre-ensemble dans la douceur, d’une humanité où place est faite à l’altérité, à la différence, et qui renonce à l’illusion de la toute-puissance pour être capable d’alliance.

                                                               

 Paul Beauchamp.s.j. : L’homme domina l’animal mais l’un et l’autre sont soumis à une diète végétarienne. Quel laconisme pour dire finalement que l’homme ne tuera pas ! Et que l’aniaml lui-même ne tuera pas….

 

Mais après la chute…

 

Genèse 3 : 18      L’herbe des champs

 Jean Calvin : Toutes les misères de la vie présente sont procédées d’une même source. Les intempéries de l’air, la gelée, les tonnerres, les pluies hors de saison, les sécheresses, brûlures, grêles, et tout ce qui est en désordre en ce monde sont les fruits du péché. Il n’y a point d’autre cause première des maladies

 

Genèse 9 : 3               Tout ce qui se meut                                                                      Les rabbins disent que si la mort existe pour l’homme, elle existe aussi pour l’animal. Le péché d’Adam a condamné à mort non seulement l’homme, mais aussi tout le genre animal. Et puisque l’animal doit mourir, autant que sa mort serve à quelque chose, et plus précisément, au plaisir de l’homme. Car la tradition rabbinique place délibérément la consommation de la viande sous le signe du plaisir et même du désir. On parle dans le Talmud de « l’autorisation de la viande de désir qui fut consentie à Noé »

 E.G. White affirme : Dieu leur permit alors de se nourrir de viande en vue de raccourcir leur existence de pécheurs.

 

Lévitique 11 : 3-8, 9-10 , 13-19, 20-22  Les animaux purs

     Irénée de Lyon pour tenter d’échapper à une ordonnance qui semble claire va se lancer dans une série d’interprétations allégoriques d’un antisémitisme qui ira en s’aggravant au cours des siècles, en voyant dans les juifs et leur comportement…les animaux impurs.

Concluant son discours, il ira jusqu’à dire que : Les juifs ont embrassé la façon de vivre des porcs et des chiens, se livrant à l’impureté, à la gloutonnerie et toutes les autres formes de l’insouciance.

                

En prend souvent l’exemple de Actes 10 où est décrite la vision de la nappe avec des animaux de toutes sortes pour justifier le fait de ne plus observer les restrictions contenues dans le Lévitique ; mais il serait bon de relire comment Pierre lui-même interpréta cette vision :

Actes 10 : 28  Dieu m’a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur

 

Exode 23 : 25                     Dieu éloigne la maladie

 

Proverbes 23 : 29-35   Non à l’ivrognerie

 

Habakuk   2 : 15     Ne pas faire boire son prochain

Lévitique 10 : 8-11              distinguer et enseigner

 

Deutéronome 29 : 17-20      pas de poison, pas d’absinthe 

 

Exode 20 : 13         Tu ne tueras pas

 

Proverbes 17 : 22             Le moral est nécessaire

 

Galates 5 : 21-23              Face au fruit de l’Esprit

 

 

Proverbes 9 : 11              Dieu multiplie nos années

 

 

 

I Corinthiens 10 : 31          Tout pour la gloire de Dieu                                                                 Jean Chrysostome : Mais comment dit-il qu’il soit possible de manger et de boire à la gloire de Dieu ? Lorsque tu es assis à table et que tu rends grâces au Donateur ; lorsque tu sais reconnaître le Dispensateur et que tu ne tiens aucune conversation terrestre ; lorsque après avoir satisfait avec une grande tempérance au besoin du corps et évité tout excès et toute voracité, tu te lèves et rends grâce à Celui qui nous a donné la nourriture pour notre subsistance, alors tu as accompli toutes choses à la gloire de Dieu.

 Thérèse d’Avila : Si je pouvais contribuer à ce qu’une seule âme l’aime et le loue mieux par mon intercession, ne serait-ce que pour peu de temps, cela me semblerait plus important que d’être au ciel.

 

 

 

13:00 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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