18/02/2008

L'Evangile et la santé

Lévitique 3:17 : C'est ici une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez: vous ne mangerez ni graisse ni sang.

Beaucoup de gens s'imaginent que tout est bon à manger. Certains ne comprennent pas ces "restrictions" alimentaires que nous trouvons dans le livre du Lévitique, en particulier le chapitre 11. Et même vont de façon très pompeuse déclarer que nous ne sommes plus sous la loi et que nous n'avons pas à observer, ces lois...

En ce qui concerne le sang, nous retrouvons très clairement dans le livre des Actes de Apôtres, l'interdiction de consommer du sang.

Je crois que la mort du Christ sur la croix n'a pas rendu les viandes impures (que nous devrions appeler : impropres à la consommation), la mort du Christ ne les a pas rendues pures. Certes, les Juifs, à l'exception de Maïmonide, n'admettent pas que ces lois sont des lois pour la santé. Si Maïmonide, qui était non seulement un grand commentateur de la Bible et de la Tradition juive, était également médecin - si Maïmonide a raison (ce que je crois) nous devrions être attentifs aux règles émises à l'époque du Sinaï. Dieu est un bon pédagogue, qui met en garde son peuple, à une époque où la diététique n'était pas à la mode, contre le côté néfaste de certaines viandes. Nous devrions davantage réfléchir. Depuis plus de 40 ans, j'ai accepté cette interprétation et je n'ai aucune carence. 

09:55 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/02/2008

encore une réforme liturgique au Vatican pour vendredi saint

Nouvelle prière latine du Vendredi saint pour le peuple juif : controverse


 


Au moment où l'Eglise entre dans le temps du carême pour se préparer à Pâques, L'Osservatore Romano publie la prière en latin pour le peuple juif du Vendredi saint : Benoît XVI a voulu que la prière du missel de Jean XXIII soit modifiée. Cette réforme liturgique entrera en vigueur dès le Vendredi saint prochain, 21 mars 2008.

 

Chaque année le Vendredi saint, lors de l'Office de la Passion, la liturgie catholique prévoit une grande prière d'intercession pour le monde entier, les « impropères », dont une prière pour le Peuple de l'Alliance.

 

En 1962, le bienheureux Jean XXIII avait déjà fait modifier cette prière qui comportait l'expression « juifs perfides », qui n'avait pas à l'origine le sens moderne donné à « perfide », mais était devenu plus qu'ambigu, avec le risque d'attiser l'antisémitisme.

 

Benoît XVI va plus loin. Après avoir donné aux catholiques, par le Motu proprio « Summorum Pontificum », du 7 juillet 2007, la possibilité de célébrer la liturgie dans le rite en latin selon le missel de Jean XXIII, antérieur au Concile Vatican II, il introduit cependant une modification de cette prière d'intercession.

 

La modification est annoncée par une « Note » de la Secrétairie d'Etat publiée par le quotidien de la Cité du Vatican dans son édition en italien du 6 février.

 

L'ancien missel prévoyait une prière pour que Dieu « accorde » aux juifs d'être délivrés de « l'obscurité » et de « l'aveuglement » : deux termes qui disparaissent.

 

Le Missale Romanum réformé par Benoît XVI, par décret du 4 février 2008, prévoit une prière pour que Dieu « illumine leur coeur ».

 

La modification avait été souhaitée par des organes catholiques de dialogue avec le judaïsme et par différentes organisations juives.

 

Le texte latin publié par L'Osservatore Romano est donc:

« Oremus et pro Iudaeis

Ut Deus et Dominus noster illuminet corda eorum, ut agnoscant Iesum Christum salvatorem omnium hominum.

Oremus. Flectamus genua. Levate.

Omnipotens sempiterne Deus, qui vis ut omnes homines salvi fiant et ad agnitionem veritatis veniant, concede propitius, ut plenitudine gentium in Ecclesiam Tuam intrante omnis Israel salvus fiat. Per Christum Dominum nostrum. Amen ».

 

Réactions

 

L'assemblée des rabbins italiens s'est prononcée pour une "pause" du dialogue avec l'Eglise catholique après la publication par le Vatican de la "nouvelle prière pour les juifs" en latin qui appelle toujours toujours à leur conversion, dans un communiqué publié mercredi soir.

 

Le Grand Rabbin de Rome reste mécontent de la nouvelle version de la "prière pour les Juifs" publiée par le Vatican : elle ne déplore plus "l'aveuglement" des juifs mais appellent toujours à leur conversion.

 

Le B'nai Brith International, dans un communiqué publié mardi 5 février 2008, affirme : "Le changement selon le rite tridentin par le pape Benoît XVI est décevant. La modification de la prière latine du vendredi saint ordonnée le 5 février par le pape Benoît XVI ne va pas assez loin dans l'attaque de la formulation antisémite. Le Vatican a demandé que cette nouvelle prière soit dite à partir du vendredi saint qui tombera le 21 mars cette année.

 

La prière mise à jour espère la reconnaissance juive de ce que Jésus Christ est le sauveur de toute l'humanité. Bien que l'appel à la conversion des Juifs ait été retiré, il reste des objections à la nouvelle formulation. L'année dernière le pape a autorisé plus largement la messe traditionnelle en latin, qui comprend une prière pour la conversion des Juifs. A l'époque, le B'nai B'rith International avait exprimé sa préoccupation sur le fait que cette prière pourrait faire remonter à la surface des sentiments antijuifs. Les relations judeo-chrétiennes ont évolué ces dernières décades. La formulation dans la prière mise à jour semble en contradiction avec les progrès de ce partenariat".

Et de conclure : "Bien que nous soyons contrariés pas la décision du pape, nous continuerons cependant à oeuvrer avec nos partenaires catholiques dans une partenariat plus positif et productif".

 

Sources : Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreLa Croix - 7 février 2008, Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreAFP - mercredi 6 février 2008, Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreZénith - mercredi 6 février 2008

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07/12/2007

Résumé de la conférence sur Luther

Luther : Moine Rebelle ou prophète ?

Résumé de la conférence donnée au Temple de Jolimont sur le sujet

D’abord ce que disaient certains de ses détracteurs…

Bossuet :

Luther mettait en thèses toutes ses fureurs.

Le Cardinal Journet :

Un moine bouleversé par les violents remous de la concupiscence.

(Ext. L’Esprit du Protestantisme en Suisse Paris 1925)

 

Le R.P. Geron, rédemptoriste (je vous assure ce n’est pas moi) écrivait en 1905 dans un ouvrage intitulé « L’Arche du Salut » :

Le chef de la Réforme ne fit aucun prodige. Quant à sa conduite, elle fut loin d’être sainte, elle ne fut pas même chrétienne ou honnête ; que dis-je, il serait difficile de dire que vice ce prétendu réformateur n’avait pas. Il était orgueilleux… il était impudique… il était gourmand et buveur…il était menteur…de plus ses ouvrages fourmillent de véritables polissonneries qu’un homme quelque peu honnête ne peut lire sans rougir.

 

A son époque certains le qualifiait de prophète. On passe donc d’un extrême à l’autre que l’on soit admirateur ou détracteur.

 

Luther naquit le 10 novembre 1483 d’un père exploitant une mine de cuivre et d’une mère, femme au foyer. Le père voulait en faire un juriste. Il devint Bachelier en 1502 ; Maître ès arts en 1505.

Mais l’année 1505 fut pour lui une année charnière. Suite à la peur provoquée par un orage, il se mit à penser au salut de son âme et à en faire une obsession au point d’entrer la même année au couvent des Augustins. Et selon ses propres dires :

 

Vraiment, j’ai été un moine pieux, et j’ai suivi les règles de mon ordre plus sévèrement que je ne saurais l’exprimer. Si jamais moine eût pu entrer dans le ciel par sa moinerie, certes j’y serais entré…Si cela eût duré longtemps encore, je me serais martyrisé jusqu’à la mort.

 

Il est ordonné prêtre en 1507. En 1508, le supérieur des Augustins, Staupitz, l’envoie à Wittenberg pour d’abord étudier à l’université, dont il deviendra bientôt un professeur remarquable. Mais il met Luther en garde contre les traitements qu’il s’inflige :

Au lieu de te martyriser pour tes fautes, jette-toi dans les bras du Rédempteur. Confie-toi en lui, en la justice de sa vie et en sa mort expiatoire… Il est devenu homme pour te donner l’assurance de la faveur divine…Aime celui qui t’a aimé le premier.

 

A la suite d’un voyage à Rome, ayant vu la conduite des prélats dans cette ville, il passe par le doute ; et l’affaire des indulgences promulguées par Rome pour financer la construction de Saint-Pierre va mettre le feu au poudre. Trop c’est trop. Le moine Tetzel parcourt l’Allemagne pour vendre ses indulgences qui devaient, d’après les dires des théologiens catholiques, délivrer les âmes du purgatoire ou éviter le purgatoires à ceux qui étaient bénéficiaires de ces indulgences.

Tetzel ira même jusqu’à dire :

Venez, je vous donnerai des lettres dûment scellées par lesquelles les péchés mêmes que vous aurez l’intention de commettre vous seront pardonnés… Il y a plus…les indulgences ne sauvent pas seulement les vivants, elles sauvent aussi les morts…A peine l’argent a-t-il sonné dans ma caisse, que l’âme s’élance hors du purgatoire et prend son vol vers le ciel.

Tout cela va remuer profondément Martin Luther et il écrira plus tard :

Je sentais que malgré une vie de moine irréprochable j’étais devant Dieu un pécheur dont la conscience était des plus tourmentées, et que je ne pouvais m’appuyer sur mes actes de réparation pour l’apaiser. C’est pourquoi je n’aimais pas ce Dieu juste qui punissait le péché, je le haïssais. Je me révoltais, je murmurais intérieurement contre ce Dieu : n’était-il pas suffisant que les pauvres pécheurs, ceux qui, par le péché originel, sont condamnés éternellement, soient oppressés par la loi des Dix commandements et les maux de toutes sortes qu’elle entraîne ?... Dans ma détresse, je continuai à tambouriner sur ce texte de Paul, avec le désir avide de savoir ce que saint Paul voulait dire… Jusqu’au moment où, Dieu m’ayant pris en pitié, je prêtai attention au contexte de ce passage : « La justice de Dieu est dévoilée en Lui, comme il est écrit : Le juste vivra par la foi. »…Alors je me sentis comme nouvellement né et comme si j’étais entré par des portes ouvertes au plus haut du ciel ; le visage de toute l’Ecriture me parut neuf.

 

Il voit le contraste entre ce qu’il vient de comprendre et le mercantilisme de Tetzel.

Le 31 octobre 1517, il affiche 95 thèses sur la porte de la chapelle de Wittemberg. Thèses qui devaient faire l’objet de discussions publiques, comme cela était très courant à l’époque dans le cadre universitaire. Luther ne prévoyait certainement pas le retentissement que ce geste assez commun allait avoir.

15 juin 1520, le pape Léon X fait publier la bulle « Exurge Domine » qui excommunie Luther. (Ce pape qui n’a laissé son nom dans l’histoire que comme celui qui avait excommunié Luther, était loin d’être un enfant de chœur. Il avait fait assassiner peu de temps auparavant son amant Alfonso Petrucci, parce que celui-ci avait voulu le faire empoisonner par son médecin. Le complot ayant été découvert, le médecin fut exécuté et quelques temps plus tard, Petrucci , qui avait pris la fuite, fut rattrapé, assassiné sur ordre de Léon X, ce dernier se consola dans les bras du chanteur Solimando.)

Dans la bulle le pape traite Luther de : « sanglier de la forêt qui a l’audace de labourer les vignes du Seigneur ».

 

Au moment où il reçoit la bulle, Luther déclare :

Je la méprise et l’attaque comme impie et mensongère…C’est Jésus-Christ lui-même qui y est condamné. Je me réjouis d’avoir à supporter quelques maux pour la meilleure des causes. Je sens déjà plus de liberté dans mon cœur ; car je sais enfin que le pape est l’antéchrist, et que son siège est celui de satan.

 

Le 10 décembre 1520 Luther brûle la bulle en public

 

Luther va alors avoir une attitude vis-à-vis du pape qui consommera la Réforme :

C’est une chose horrible que de voir celui qui s’appelle le vicaire de Jésus-Christ déployer une magnificence que celle  d’aucun empereur n’égale. Est-ce là ressembler au pauvre Fils de Dieu ou à l’humble saint Pierre ? Il est, disent-ils, le Seigneur du monde ! Mais Jésus, dont il se vante d’être le vicaire, a dit : Mon règne n’est pas de ce monde. Le règne d’un vicaire s’étendrait-il au-delà de celui de son Seigneur ?

 

Le message de Luther va parcourir, non seulement toute l’Allemagne, mais aussi toute l’Europe.

Charles Quint, élu jeune empereur d’Allemagne va convoquer la diète à Worms du 28 janvier au 25 mais 1521. Et Luther sera convoqué à cette réunion pour venir s’expliquer devant les dignitaires de l’Empire et de l’Eglise.

Parmi les partisans de Luther les avis sont partagés. Certains, se souvenant de l’histoire de Jean Hus, un siècle plus tôt, craignent pour sa vie.

Luther répondra :

Si je ne puis aller à Worms en santé, je m’y ferai transporter malade. Car si l’Empereur le désire, je ne puis douter que ce soit l’appel de Dieu lui-même. S’ils veulent employer contre moi la violence, comme cela est vraisemblable (car ce n’est pas pour s’instruire qu’ils me font comparaître), je remets la chose entre les mains du Seigneur. Celui qui protégea les trois jeunes gens dans la fournaise vit et règne encore. S’il ne veut pas me sauver, c’est peu de chose que ma vie ou ma mort qui contribuera le plus au salut de tous… Attendez de moi sauf la fuite et la rétractation. Fuir, je ne puis, me rétracter moins encore.

Et il ajoutera :

Ces papistes ne désirent pas ma comparution à Worms, mais ma condamnation et ma mort. N’importe ! priez, non pour moi ; mais pour la Parole de Dieu…Le Christ me donnera son Esprit pour vaincre les ministres de l’erreur. Je les méprise pendant ma vie, et j’en triompherai par ma mort. On s’agite à Worms pour me contraindre à me rétracter. Voici quelle sera ma rétractation : J’ai dit autrefois que le pape était le vicaire du Christ ; maintenant je dis qu’il est l’adversaire du Seigneur et l’apôtre du diable

et il conclut :

Quand même il y aurait autant de diables à Worms qu’il y a de tuiles sur les toits, j’y entrerai.

 

Pourtant si Luther connaissait ce que disait de lui Charles Quint  (aurait-il été à Worms ?) : Un seul moine égaré par sa propre folie, s’élève contre la foi de la chrétienté. Je sacrifierai mes royaumes, ma puissance, mes amis, mes trésors, mon corps, mon sang, mon esprit et ma vie pour arrêter cette impiété. Je vais renvoyer l’augustin Luther, en lui défendant de causer le moindre tumulte parmi le peuple ; puis je procéderai contre lui et ses adhérents, hérétiques impénitents, par l’excommunication, par l’interdit, et par touts les moyens propres à les détruire. Je demande aux membres de tous les Etats de se conduire comme de fidèles chrétiens.

 

La diète de Worms s’achève. La conviction de Luther n’en est que plus forte. Il fera en quelque sorte devant la diète une déclaration de foi en disant :

Puisque votre sérénissime Majesté et vos hautes puissances exigent une réponse simple, claire et précise, je la leur donnerai, la voici : je ne puis soumettre ma foi ni au pape, ni au concile, parce qu’il est clair comme le jour qu’ils sont souvent tombés dans l’erreur et même dans de grandes contradictions avec eux-mêmes. Si donc je ne suis convaincu par le témoignage des Ecritures ou par des raisons évidentes ; si l’on ne me persuade par les passages mêmes que j’ai cités rendant ainsi ma conscience captive de la Parole de Dieu, je ne puis et ne veux me rétracter, car il n’est pas prudent pour le chrétien de parler contre sa conscience. Me voici, je ne puis autrement ; Dieu m’assite ! amen !

Sur le chemin du retour, Martin Luther sera enlevé par ses amis et caché pendant près d’un an, sous le nom de chevalier Georg dans la forteresse de la Wartburg.

Luther y traduira le nouveau Testament en  allemand devenant ainsi en quelque sorte le fondateur de la langue allemande.

Luther se révélera aussi musicien, compositeur de cantiques dont le plus célèbre, encore chanté de nos jours : Ein feste Burg ist unser Gott ; connu en français avec ces paroles : C’est un rempart que notre Dieu

Luther va écrire énormément. Ses œuvres complètes représentent environ 100 volumes.

Ses livres vont être saisis et brûlés. Luther réagira de la manière suivante :

Mes ennemis ont pu, en brûlant mes livres, nuire à la vérité dans l’esprit du commun peuple et perdre des âmes. En retour, je consume leurs livres. Je n’ai fait jusqu’ici, que badiner avec le pape, mais une lutte sérieuse vient de s’ouvrir. J’ai commencé cette œuvre au nom de Dieu ; elle se finira par sa puissance et sans moi.

Il reconnaît bien volontiers que tous ses livres ne sont pas d’égale valeur. Dans les uns il parle de la foi et des bonnes œuvres ; ses ennemis eux-mêmes les considèrent non seulement inoffensifs, mais utiles.

Une seconde catégorie est composée de livres condamnant la corruption et les abus de la papauté. Les rejeter ce serait fortifier la tyrannie de Rome, et ouvrir la porte à de grandes et nombreuses impiétés. La troisième catégorie attaque des individus qui soutiennent les abus existants. Pour ceux-ci, il confesse volontiers avoir été plus violent qu’il ne convenait. Mais, sans avoir la prétention d’être parfait, il ne peut pas non plus rétracter ces derniers ouvrages, parce que, ce faisant, il enhardirait les ennemis de la vérité, qui en prendraient occasion pour écraser le peuple de Dieu avec plus de cruauté encore.

Dès le début des événements, Luther affirmera : Dieu ne me conduit pas ; il me pousse, il m’enlève. Je ne suis pas maître de moi-même. Je voudrais vivre dans le repos ; mais je suis précipité au milieu du tumulte et des révolutions.

Fort de son expérience et sa foi en la Bible, il déclarera :

Pour ce qui touche à la Parole de Dieu et à la foi, tout chrétien est aussi bon juge que le pape, ce dernier fût-il même appuyé par un million de conciles.

 

En 1523 lui et ses amis, vont faire ouvrir les couvents et faire sortir les nonnes et les rendre à la vie civile. Luther va vouloir que ses collaborateurs se marient et ces religieuses fraîchement sorties de leur couvent vont constituer pour la plupart, les futurs épousent des pasteurs.

 

En 1525 année décisive : la Cène-Cène va être donnée pour la première fois sous les deux espèces.

Ce sera une année dramatique : celle de la révolte des paysans dont Luther encouragera la répression. C’est un des points négatifs de sa vie.

Luther va se marier avec une ancienne religieuse. Katharina von Bora, issue d’une famille noble ruinée qui la fera entrer au couvent à l’âge de 6 ans. Elle en était sortie deux ans plus tôt ; elle avait eu deux prétendants pour l’épouser ; mais l’un s’était récusé au dernier moment et l’autre : elle n’en voulait à aucun prix.

Luther, qui avait alors 42 ans, finit par se décider ; ayant été fidèle à ses vœux monastique, jusque là il n’avait pas connu de femme. Au départ, ce n’était pas ce qu’on peut appeler un mariage d’amour ; mais avec le temps, ce fut un ménage solide que vint égayer 6 enfants.

On a souvent reproché à Luther, qui bien qu’instruit avait une mauvaise éducation et se tenait très mal à table. Mais je crois, que le reproche le plus grave qu’on puisse lui faire, c’est l’antisémitisme de la fin de sa vie. Il tint parfois des propos dont se sont gargarisés les dirigeants nazis du XXème siècle. Au départ, les juifs pensaient voir en Luther un homme qui les avait enfin compris. Et Luther pensait que son message attirerait davantage les juifs. Déception de part et d’autre. L’Eglise Luthérienne Allemande fut la première à faire son mea culpa juste après la guerre.

En conclusion, je laisserai deux citations, réflexions

D’abord celle d’André Chamson (qui de famille protestante cévenole, fut membre de l’Académie française) :

Bien d’autres , avant lui, avaient cherché à retrouver l’esprit primitif de l’Evangile. Il semble même que, du premier jour où quelque chose d’humain, de trop humain, de petitement humain, a été rajouté aux Ecritures, des hommes de foi ont cherché à effacer la surcharge, l’interpolation, le rajout, pour retrouver le texte, tel qu’il était dans sa pureté première. Luther n’était donc déjà qu’un héritier, mais il a été le premier à réaliser l’héritage, le premier qui n’a pas dû renoncer et se soumettre, un des premiers à ne pas finir sa vie dans les supplices.

Et une autre citation d’un auteur de la deuxième moitié du 19ème siècle, qui mourut au début du 20ème

E.G. White :

La réforme n’a pas pris fin avec Luther, comme beaucoup le supposent. Elle doit se poursuivre jusqu’à la fin de l’histoire de l’humanité. Luther avait une grande tâche : celle de communiquer au monde la lumière que Dieu avait fait briller sur son sentier ; et pourtant, il ne la possédait pas toute entière. De son temps à nos jours, des lumières nouvelles n’ont cessé de jaillir des pages des saintes Ecritures

 

 

 

 

13:45 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/11/2007

A méditer

Un proverbe dit : Celui qui a beaucoup d'amis les a pour son malheur. Mais il est tel ami plus attaché qu'un frère.

Plutôt que de faire de longs discours à ce sujet, je vous livre un petit message qui m'a été envoyé dans ma boîte e-mail et je le livre à votre réflexion :

 

 Un simple copain, quand il vient chez toi, agit comme un invité. Un véritable ami ouvre ton frigo et se sert.

Un simple copain ne t'as jamais vu pleurer.Un véritable ami a les épaules trempées de tes larmes.

Un simple copain ne connaît pas les prénom de tes parents.Un véritable ami a leurs numéros de téléphone dans son carnet d'adresses

Un simple copain apporte une bouteille de vin à tes fêtes.Un véritable ami arrive tôt pour t'aider à cuisiner et reste tard pour t'aider à nettoyer

Un simple copain déteste quand tu appelles après qu'il soit aller se coucher.Un véritable ami te demande pourquoi tu as mis tant de temps à appeler

Un véritable ami s'informe de ta romantique histoire d'amour.Un simple copain pourrait te faire du chantage avec.

Un simple copain pense que l'amitié est finie quand vous avez une dispute.Un véritable ami t'appelle après une dispute.

Un simple copain s'attend que tu sois toujours là pour lui. Un véritable ami est toujours là pour toi.

09:12 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/10/2007

Martin Luther

En ce 31 octobre, jour anniversaire du début de la Réforme du XVIème siècle, je ne peux m'empêcher de laisser quelques mots sur la biographie du grand réformateur, Martin Luther :437

Après un enseignement philosophique, Martin Luther intègre le cercle des augustins. D'Erfurt, il se rend par la suite à Wittenberg et enseigne l'Ecriture sainte à l'université. Dès 1515, il s'attelle à commenter les épîtres de Saint Paul et structure peu à peu sa vision de la foi. Il présente alors ses "95 thèses" fortement opposées au trafic des indulgences. C'est là, semble-t-il, le commencement de la Réforme. Rome le condamne sans attendre mais Luther n'abandonne pas ses conceptions et rédige plusieurs textes. Mis au ban au lendemain de la diète de Worms (1521), il est contraint de se cacher et ne peut rejoindre Wittenberg qu'en 1522. Il s'était alors adonné à une traduction allemande de la Bible (dès 1521). A son retour, il poursuit son combat contre le catholicisme, s'oppose aux révoltes sociales (guerre des Paysans) et se marie (1525). Il s'attelle ainsi à l'organisation de la Réforme et de l'Eglise luthérienne, donnant naissance à des désaccords entre lui et d'autres réformateurs (tels que Zwingli, en Suisse). Fondateur de la doctrine du luthéranisme, il s'éteint en 1546.

 

J'aurai le plaisir d'animer une conférence sur sa vie 

Le 11 novembre à 16 h au Temple de l'Eglise Protestante Unie de Belgique à la rue Aubry à Jolimont (Haine-St-Paul/ La louvière). Je serais heureux d'y rencontrer quelques internautes pour prouver à ma communauté qu'Internet n'est pas un gadget (On peut toujours rêver) 

15:33 Écrit par JMG dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/10/2007

Invitation

Colombie:

militarisation, non-violence active

et objection de conscience

 
Mardi 13 novembre, 13h – 15h
BMC, rue Franklin 112, 1000 Bruxelles

 

Pour la plupart des belges, la Colombie est un pays presque inconnu. Dans les journaux communs vous trouverez de temps en temps tout au plus un petit article sur l’une ou l’autre action de la guérilla ou sur un trafiquant de drogues arrêté. Mais qu’est-ce qui se cache vraiment derrière ces rares annonces que nous recevons sur la guerre au Colombie, et comment les jeunes colombiens se manient-ils face à la recrutement journalier de la part de la guérilla, les paramilitaires et l’armée?

 

L’action collective des objecteurs de conscience (ACOOC) est un groupe de jeunes de Bogotá qui lutte pour la non-violence et la liberté de conscience, en élaborant des alternatives sociales, économiques, politiques et juridiques aux recrutement de jeunes par les groupes armés divers en Colombie.

 

Le mardi 13 novembre, dans le cadre de l’élaboration d’un réseau international de solidarité, deux colombiens, Alba Milena Roméro et Lucas Pardo, en collaboration avec le Centre Mennonite de Bruxelles (CMB) et l’Aktie Vredesbelasting (VRAK), organisent une réunion sur la militarisation, non-violence active et objection de conscience. Leur but est de sensibiliser la population belge et de les motiver pour suivre et soutenir leurs actions.

 

Toute personne et organisation, préoccupée par les conditions de vie quotidiennes en Colombie, la guerre et la militarisation, les droits humains, l’ objection de conscience et la résolution active et pacifique de conflits, est la bienvenue à cette réunion d’information et de consultation.

 

Date:               le mardi 13 novembre 2007

Heure:            13h à 15h

Introduction:   Alba Milena Roméro et Lucas Pardo (ACOOC)

Moderateur:    Peter Crossman

Lieu:               BMC, Franklinstraat 112, 1000 Brussel

Transport:       métro 1, arrêt Schuman, via la rue Archimède au premier carrefour, prenez sur votre droite la rue Franklin 

Entrée:            gratuite (libre participation aux frais)

Langue:          surtout l’anglais, avec traduction aux autres langues selon les besoins.
Organisation: - Acción Colectiva de Objetores y Objetoras de Conciencia (ACOOC),

- Centre mennonite de Bruxelles (BMC),

- Aktie Vredesbelasting (VRAK)

 

Contact (VRAK):        Dirk Panhuis, Bruineveld 11, 3010 Kessel-Lo; 016 - 254011
                                   dirk.panhuis@skynet.be

Pour le BMC:             Peter Crossman, Franklinstraat 112, 1000, Brussel; 02 - 7348107
                                  
bmc@mennonite.be

19:49 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/09/2007

Le repos

                                         Le repos

 

« Tu travailleras six jours et tu feras tout ton ouvrage, mais le septième jour est le sabbat (le repos) de l’Eternel ton Dieu.

Tu ne feras aucun ouvrage en ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes.

Car l’Eternel en six jours a fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié. »

 

Souvent les deux mots « repos » et « sabbat » sont associés pour former l’expression « Repos de sabbat », expression parfois, du reste, inversée, pour donner : « sabbat de repos » : « On travaillera six jours, mais septième jour est le sabbat de repos ». Ailleurs : « Pendant six années tu ensemenceras ton champ, et pendant six années tu tailleras ta vigne et tu en recueilleras le fruit. Mais la septième année sera un sabbat de repos pour la terre, un sabbat pour l’Eternel : tu n’ensemenceras pas ton champ, tu ne tailleras pas ta vigne, tu ne vendangeras pas et tu ne récolteras pas le grain. – Ce sera un repos  pour la terre. »

Sur ces commandements de Dieu, on avait échafaudé un ensemble d’ordonnances légales, qui existaient encore du temps du Christ, et qui sont encore valables pour les juifs pieux d’aujourd’hui. En emprisonnant le sabbat dans un cadre rigide et minutieux, en le ramenant à des « pratiques » religieuses, les dirigeants juifs en avaient obscurci le sens et détruit la portée spirituelle. Ce n’était plus en effet qu’un rite tyrannique, au lieu d’être un moyen de révélation de la notion divine de « repos » dans la vie mystique. Jésus-Christ s’est heurté à ses exigences, non qu’il refusât de s’y plier, mais il le fit à sa manière, avec une liberté révolutionnaire, pour que l’esprit en soit respecté. Du même coup il en bouleversa au contraire tout ce que la lettre en avait fait. Le but visé par l’institution du « repos de sabbat » était de rappeler à l’homme que tout lui vient de Dieu. C’est comme si on lui disait : « - Ecoute !... tu as six jours pour toi, pour tes affaires, pour tout ce qui te concerne, ton argent et tes biens, ta famille et tes amis, ta moisson, tes vendanges, tes domestiques, ton bétail et ton tracteur…mais n’oublie pas l’Eternel ! Alors, le septième jour, laisse toutes tes affaires de côté, n’y touche pas, n’y pense pas, et honore l’Eternel à qui tu dois tout ce que tu as. Car les sept jours c’est Dieu qui les a fait tous les sept ! et les sept sont à lui. Ainsi, en t’arrêtant de travailler à ton profit le septième jour, et en te rendant disponible pour penser à Dieu, tu l’honoreras comme celui de qui tout procède. Ce n’est pas un cadeau que tu lui feras ! Simplement, cette mise à part d’un jour qui lui soit entièrement consacré rappellera que tu es la créature et que c’est lui le Créateur… »

Jésus, alors, guérit librement les malades le jour du sabbat, malgré les protestations des chefs religieux qui poussaient les hauts cris. Ils lui disaient avec colère : - « Halte !... C’est un travail !... Donc c’est défendu !... Tu prétends être le Fils de Dieu et tu violes la Loi de Dieu !... »

A quoi les guérisons parlant d’elles-mêmes, répondent en proclamant à la face du monde : - Le jour mis à part, le « repos de sabbat », c’est le jour de Dieu ! C’est le jour de la grâce !... Donc c’est le jour où les malades sont guéris (c’est le jour ou jamais !...) car c’est le jour où éclate l’amour de Dieu !...

Le « repos » de Dieu peut donc se définir comme la grâce même, comme l’union parfaite avec Dieu.

L’obstacle à la grâce, l’obstacle à l’union parfaite avec Dieu, c’est la revendication de l’être humain exigeant quelque chose pour lui. La nature humaine est entrée si profondément dans le péché qu’elle a fini par inverser les rôles : le « Moi » est au centre, et ce qu’il consent à Dieu devient une espèce de charité. Le monde renversé ! La croix de Jésus-Christ affirme que rien n’appartient à la nature humaine. Jésus-Christ crucifié est l’Homme qui renonce à toute revendication. Il n’a même plus les six jours que lui laissaient la Loi, mais c’est 100 pour 100 de sa vie, de son temps, de son œuvre, qu’il cloue au bois. Pourquoi ?... Parce que, dit-il, cette nature veut toujours retenir et garder quelque chose pour elle. Il faut donc que ce sens de la propriété, ce « Moi » insatiable, finisse par mourir. Cette humanité que vous, les hommes de la terre, vous m’avez prêtée, je m’en suis revêtu, mais ce n’est pas pour la glorifier : c’est au contraire pour la conduire à la croix parce que c’est tout ce qu’on peut en faire.

Identifié à la nature humaine, Jésus-Christ opère, par la croix, un renoncement qui sert de signe au renoncement absolu à soi-même.

Jésus meurt sans laisser d’église, sans avoir eu de foyer, on lui prend sa jeunesse et sa force, on lui prend son honneur, on lui prend sa vie. Et quand il ne lui reste plus qu’un tout petit peu de souffle de rien du tout, qui va encore s’échapper de ses poumons, il s’en sert pour dire à Dieu : - « Père ! ». Plaçant ainsi d’une manière totale et absolue, sa confiance en Dieu, au sein même de la contradiction et de la mort, il entre dans le « repos » de l’Eternel son Dieu.

 

                                                         Emile Dallière

                                          Ext. Cette Faucille d’or…

                                                    p. 127-129

 

 

16:59 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |