19/03/2007

A méditer

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Quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple (Luc 14:27)

On pourrait chipoter en disant qu'il s'agit non pas de porter la croix du Christ mais sa propre croix, mais la question n'est pas là. Elle est de savoir ce que signifie cette parole difficile.

Le sens qu'on lui donne en général est de dire que chacun doit être prêt à faire des sacrifices personnels pour suivre Jésus, jusque peut être donner sa vie comme lui l'a fait sur la croix. Sur cette idée, je pense que tous sont d'accord.

Mais les protestants ne croient, en général, pas que le sacrifice aient une valeur en soi. Le but n'est pas de se rendre malheureux, de se priver ou de souffrir, mais de faire ce que l'on a à faire pour le Christ et d'assumer le fait que cela puisse nous amener à certaines difficultés ou à des sacrifices. On ne peut pas à la fois privilégier son propre confort ou son propre intérêt matériel et l'amour ou le service du prochain.

C'est en fonction de cela que les protestants n'aiment en général pas trop l'idée de carême. Se priver pour se priver ne semble pas avoir beaucoup de sens. Ce qui a de la valeur, ce n'est pas le fait de se priver ou de souffrir, mais le bien que l'on fait peut être à ce prix. Si l'on se prive, c'est pour donner.

Et si c'est pour donner alors il n'y a pas dans l'année une période pour donner et une pour garder pour soi. C'est toute l'année qu'il faut servir le Christ et être prêt à se sacrifier un peu pour les autres et pour le service de l'Evangile.

Jésus ne dit pas "portez votre croix du 10 février au 27 mars", mais plutôt "soyez prêts à porter votre croix s'il le faut"... Et donc si le carême c'est de servir Dieu et son prochain, alors faisons le toute l'année.

Ext. Evangile et Liberté

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17/03/2007

Jean Calvin

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Jean Calvin, l’homme que Dieu a dompté ?

(résumé de la conférence donnée il y a quelques mois au temple de Jolimont)

 

Le titre de la conférence est le titre d’un livre paru il y a plus de 40 ans dû à la plume du professeur Jean Cadier et auquel je me suis permis d’ajouter une point d’interrogation.

 

 

Il naît à Noyon  10 juillet 1509

-         fils de Gérard Cauvin, homme d’affaire du clergé de Noyon.

(Calvin est dû à la latinisation du nom puis retraduit en français)

  Lorsque le père meurt, il est sous censure ecclésiastique et c’est avec peine que le fils aîné Charles pourra le faire enterrer en terre sainte.

 

              Dans une lettre datée du 1er octobre 1560 à Henri Bullinger :

                      « Moi aussi je suis Belge »

 

G. Cauvin va faire pouvoir ses fils de bénéfices c-à-d titre ecclésiastique qui permettra à ceux-ci de faire des études

 

La peste règnant à Noyon, il est envoyé à Paris où il aura parmi ses professeurs Mathurin Cordier, qui sera plus tard appelé à Genève par Calvin en 1536

 

Le père de Calvin destinait celui-ci d’abord à la prêtrise et l’avait destiné à la théologie, puis ensuite changeant d’avis, il l’orienta vers le droit et pour ce l’envoya à Orléans

Il subit l’influence du luthérien Melchior Wolmar qui avait un pensionnaire noble de 9 ans du nom de Théodore de Bèze

Il fut licencié en 1532, puis obtint son doctorat en droit en 1933

 

Calvin protestant ? A quelle date ?

Le « protestantisme » de l’époque n’est pas encore structuré. Les églises n’ont pas encore été « dressées »

On pouvait adhérer dans son fort intérieur à la Réforme souhaitée par Luther…aujourd’hui, il est toujours possible de passer à la Réforme de manière visible

Calvin est d’abord humaniste

 

Première publication de Calvin  d’un commentaire du « de clementia de Sénèque »

On pourrait dire qu’il est comme Erasme

On peut dire que Calvin est favorable à la Réforme

Le 1er 1533 le recteur de l’Université, Nicolas Cop va prononcer un discours dans l’église des Mathurins à Paris qui sera une démonstration des idées évangéliques dans une chaire catholique… Bien des années plus tard, on retrouvera ce texte avec l’écriture de Jean Calvin

 

Cop a dû s’enfuir à Bâle

 

Quelques uns furent arrêtés et ne durent leur salut qu’à l’intervention de Marguerite d’Angoulème

 

En 1534 Calvin se rend à Noyon pour y faire l’abandon de ses bénéfices ecclésiastiques

 

Cette même année il est à nouveau à Paris où il donne rendez-vous à un jeune médecin qui vient de publier un livre « Sur les erreurs de la Trinité » Servet accepte le rendez-vous mais ne vient pas

 

 Premier écrit religieux de Calvin

 

La Psychopannychie (la vigilance des âmes)  dans lequel il s’élève contre la doctrine pourtant très biblique du sommeil des morts.

 

Il s’installe à Bâle où il commence une première mouture de l’Institution chrétienne

 

Premier séjour de Calvin à Genève… Il ne pensait que passer dans cette ville mais suite à une exhortation vigoureuse de Farel, dont il devient dans un premier temps un conseiller théologique

Il quittera Genève suite à une brouille de plusieurs pasteurs avec le Conseil de la Ville. Il part d’abord à Bâle, où il pense préparer une révision de son « Institution » ; mais est appelé à Strasbourg où il devient le prédicateur des réfugiés de France et prêche pour la première fois le 8 septembre 1538 en l’église Saint-Nicolas-aux-Ondes

 

18 octobre 1539 il publie à Str. Son premier commentaire de l’épître aux Romains

 

Rappelé à Genève, il y rentrera le 13 septembre 1541 et le dimanche suivant il reprendra tout simplement l’explication de l’Ecriture à l’endroit où il l’avait arrêtée au moment où il avait été chassé

 

Affaire Bolsec  Jérôme Bolsec opposé à la doctrine de la prédestination réintégrera le giron de l’Eglise romaine

 

Affaire Sébastien Castellion cf ma conférence de l’an dernier

-         Calvin refuse sa consécration pastorale pour deux motifs : 1) Castellion met en doute l’inspiration du Cantique des Cantiques et conteste l’interprétation que Calvin fait de « la descente aux enfers »

Affaire Michel Servet

 

Jean Cadier intitule ce chapitre : Le Drame Servet

 

Jean Cadier semble minimiser en comparant les

-         Plus de 600 envoyés au bûcher en France en quatre ans

-         L’inquisition qui fait rage aux Pays-Bas

-         Les anabaptistes et les anti-trinitaires envoyés au bûcher à Zurich, à Constance, à Berne et parle de l’unique bûcher de Genève… ce qui est faut ; ce qui est faut car c’est sous le « règne » de Calvin que Genève semble atteindre une son maximum pour des raisons souvent aussi révoltantes que l’affaire Servet

 

Fondation de l’Académie en 1559

Il faisait ainsi le centre intellectuel de la Réforme de langue française

Dans une lettre à l’étranger, il écrira : « Envoyez-nous du bois, nous vous renverrons des flèches »

 

Mort de Calvin

 

-         en février 1564, il donne ses derniers cours

-         le 28 avril il fait ses adieux aux pasteurs

-         il rendit son dernier soupir le 27 mai 1564 au coucher du soleil

 

 

                                                                Jean-Marie Geron

 

 

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31/01/2007

A méditer

gilbert cesbron

 

La Liberté...

La liberté tout court est, plus ou moins visiblement, plus ou moins
volontairement, opprimée dans bien des pays. Qu’il s’agisse de l’égalité des
droits, de l’esclavage, de la prostitution, de la tyrannie policière, la
lutte continue et prendra-t-elle jamais fin ?
Mais, je le répète, une certaine liberté se trouve constamment en péril là
ou l’autre est à peu près assurée. Cette liberté-là, aucun régime ne peut
l’instaurer ni la garantir, mais seul, un combat intérieur, individuel,
permanent. L’autre liberté est, le plus souvent, permission ; celle-là, le
plus souvent, refus. La liberté, comme le courage, est un escalier qu’il
faut gravir marche à marche – impossible d’enjamber ! La première, la plus
basse, se nomme Révolte ; beaucoup de gens violents y campent en permanence
: ce ne sont que les gardes du corps de la vraie liberté, dont ils ne
connaissent même pas le visage. La vraie liberté se réveille au fond de nous
lorsque nous sommes gavés de toutes les autres. Son cri n’est pas : J’ai
faim, je veux du travail, je veux voter ! – mais : J’existe… Ecrite en
chacun de nous, hommes de tous les pays et de tous les temps, c’est elle.
Bafouée, travestie, bâillonnée, ensevelie, ressuscitant toujours, c’est
elle.


Gilbert Cesbron
Ce que je crois (Livre de Poche)


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20/12/2006

Pensée du jour

 

Roy L. Smith

Celui qui n'a pas Noël dans son coeur ne le trouvera jamais au pied d'un arbre

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14/12/2006

A méditer

http://www.planeur-chartres.org/photos.html

Osée 10:8 : Les hauts lieux de Beth-Aven, où Israël a péché, seront détruits ; L'épine et la ronce croîtront sur leurs autels. Ils diront aux montagnes : Couvrez -nous! Et aux collines : Tombez sur nous!

 

La préoccupation du prophète c’est la destruction de l’idolâtrie, la fin du paganisme. Avec l’état d’esprit de notre époque, on dirait que le prophète n’est pas très ouvert d’esprit, qu’il est extrémiste. Mais il décrit ici la prise de conscience de ses concitoyens qui se rendent compte, enfin, que la voie sur laquelle ils se sont engagés est une voie de perdition. Ils ont eu une vision tellement païenne de Dieu, qu’ils craignent la répression. C’est eux-mêmes qui appellent à leur destruction. Ils ont tellement imaginé un dieu ou des dieux semblables à eux qu’ils n’espèrent aucune clémence, aucune remise de peine ; alors pour eux, ils pensent que la seule solution c’est une destruction par les éléments naturels qu’ils ont si souvent déifiés. Mais que peut faire une montagne ou une colline puisque ce sont des éléments faisant partie de la création et non des éléments créateurs – donc de leur point de vue pas de solution. L’aspect de Dieu qu’ils ont méconnu : c’est l’amour de Dieu qui pardonne au pécheur qui se repend. La leçon qui se dégage pour nous :  A quel Dieu croyons-nous ? Un Dieu vengeur qui nous fera rendre gorge ou à un Dieu qui nous aime et qui espère toujours notre repentance et notre conversion ?

 

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12/12/2006

Une confession de foi qui fait réfléchir

Reproduction - Paysage avec arc-en-ciel

 

Je crois en Dieu créateur.

Je ne crois pas qu’il ait créé le mal.

Il recherche la voie de la paix.

Il trace une route pour notre monde.

Il éclaire le chemin de l’humanité.

Il donne un sens à ma vie.

 

Je crois en Dieu révélé par le Christ.

Je ne crois pas en un dieu qui nous culpabilise de notre péché.

Je crois, au travers des rencontres de Jésus,

En un Dieu qui accueille les situations.

Je crois au Dieu de la nouvelle chance.

 

Je crois en Dieu qui est Esprit

Et qui éclaire nos intelligences.

Je ne crois pas au Dieu des certitudes étriquées

Et des dogmes imposés

Qui mettraient en berne la raison humaine.

Je crois au Dieu vivant de la créativité.

 

Je crois que Dieu donne à chacune et à chacun d’entre nous

La mission de construire un monde

Plus beau,

Plus juste,

Plus fraternel

Et plus vivant

 

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10/12/2006

A méditer

 

Luc 2 : 8-20

 

Cette épisode de l’Evangile selon Luc a quelque chose de réconfortant. Si la venue de Jésus avait été annoncée en priorité aux nantis, aux dirigeants de l’époque, qu’ils soient juifs ou romains, on aurait pu dire que Jésus venant sur cette terre dans de telles conditions entrait dans la cour des grands et venait consolider le système en place. Si la venue du Christ avait été communiquée aux docteurs de la Loi juive, on aurait pu dire que la bonne nouvelle était réservée aux érudits, voire aux érudits ayant une forme quelconque de piété. Si cette venue avait été annoncée aux membres du clergé, on aurait pu dire que Jésus était venu uniquement pour les grenouilles de bénitier. Mais au lieu de cela, la bonne nouvelle est annoncée aux étrangers (les mages) et aux humbles (les bergers).

Car qu’est-ce qu’un berger aux yeux des contemporains du Christ, sinon quelqu’un de peu d’importance, voire un paria. Un berger, ce n’est pas un religieux s’occupant en premier lieu des choses de la religion. Un berger, ce n’est pas un homme de poids au niveau politique. Il accomplit un travail dur qui le lie souvent plus à ses animaux qu’à ses concitoyens. Il vit à l’écart une bonne partie de l’année ; parce qu’il doit conduire ses troupeaux dans de bons pâturages. C’est un métier à risque parce qu’il doit protéger les troupeaux contre les attaques des bêtes sauvages. Je dirais que c’est un travail de surveillance 24 heures sur 24. Il ne reste pas beaucoup de place pour ses propres loisirs quand il fait vraiment bien son métier.

Mais il est étonnant que, déjà dans l’Ancien Testament, ce métier a une telle importance. N’est-ce pas quelque temps ce que fera Jacob, puis après lui Moïse, puis le roi David avant d’être roi. Ce n’est pas étonnant, connaissant les devoirs et toutes les implications de ce métier qu’il comparera Dieu a un berger, à son berger dans le psaume 23 que beaucoup connaissent par cœur.

Jésus lui-même se donnera comme titre le bon berger, réhabilitant par là-même cette profession si décriée.

Mais revenons aux bergers de notre histoire… Eux si habitués à leur travail, connaissant les variations des saisons, les bruits de la nature, ils sont effrayés de ce qu’ils voient et entendent et il faudra toute la persuasion du messager céleste pour les rassurer.

Ce n’est pas un cataclysme, ce n’est pas une catastrophe… c’est une bonne nouvelle : un sauveur est né.

Mais malgré leur simplicité, ce ne sont pas des simplets, ils partiront pour aller constater ce qui leur a été annoncé. Ils trouveront et verront cet enfant…puis s’en retourneront en glorifiant Dieu.

La bonne nouvelle est annoncée à tous les cœurs sincères, à ceux qui par leur simplicité sont prêts à la recevoir.

L’Ecriture nous apprend que Dieu ne fait acception de personne… Et la naissance de Jésus est annoncée à tous ; mais elle ne sera vraiment une bonne nouvelle que pour ceux qui comme les bergers sauront l’accepter comme une bonne nouvelle qui réjouira leur cœur quand ils l’auront vraiment acceptée. Ils furent  invités, ils répondirent à l’appel…

Nous sommes nous aussi, chers auditeurs invités à nous réjouir de cette bonne nouvelle de la venue de cet enfant, né il y a plus de deux mille ans, répondrons-nous à l’appel de Dieu qui nous invite à nous réjouir, parce que par cet enfant, le salut de Dieu est entré dans le monde

 

                                                                     Jean-Marie Geron

 

Texte de l’émission de la Voix Protestante du 16 décembre 2006

 

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