28/10/2006

A méditer

 

I Rois : 5 : 20

 

Ordonne maintenant que l’on coupe pour moi les cèdres du Liban. Mes serviteurs seront avec les tiens, et je te paierai le salaire de tes serviteurs tel que tu l’auras fixé ; car tu sais qu’il n’y a personne parmi nous qui s’entendent à couper les bois comme les Sidoniens

 

Ainsi parlait le roi Salomon à son ami Hiram, le roi de Tyr et Sidon. Autrement dit le roi d’Israël au roi du Liban. A la lumière de notre triste actualité, ce verset prend toute sa valeur. Une collaboration fructueuse est possible entre les peuples, et même entre des peuples très différents. Salomon veut utiliser les compétences des Sidoniens pour la construction du temple de Jérusalem. Pour moi plusieurs leçons se dégagent de ces quelques mots. Tout homme doit être reconnu suivant ses compétences quelle que soit son origine ethnique ou religieuse. Les sujets de Salomon étaient sensés servir l’Eternel, les sujets d’Hiram étaient des païens ; pourtant ces derniers sont reconnus supérieurs aux autres hommes pour la coupe du bois. Et une autre leçon pour moi, c’est que des hommes et des femmes de cultures très différentes peuvent cohabiter dans la paix : non seulement dans une paix dite de coexistence pacifique ; mais dans une paix construite sur l’harmonie et le respect mutuel. J’ai à apprendre de l’étranger parce qu’il m’apporte ce qu’il me manque soit au point de vue manuel ou intellectuel. L’étranger et moi nous ne nous opposons pas ; nous nous complétons

 

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27/10/2006

pensée du jour

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Mohamed, le prophète de l'islam
 
Bénis ceux qui comptent sur Dieu et ont renoncé à eux-mêmes devant sa volonté, qui sont reconnaissants dans la prospérité et patients dans l'adversité

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26/10/2006

pensée du jour

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Dietrich Bonhoeffer
 
Un chrétien : c'est quelqu'un qui partage les souffrances de Dieu avec le monde

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25/10/2006

A méditer

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Juges 12 : 5-7

Galaad s’empara des gués du Jourdain du côté d’Ephraïm. Et quand un des fugitifs disait : je voudrais passer ! Les hommes de Galaad lui demandaient : Es-tu Ephraïmite ? Ils répondaient : Non. Ils lui disaient alors : Eh bien, dis : Chibboleth. Et ils disaient Sibboleth, car il ne pouvait pas bien prononcer. Sur quoi les hommes de Galaad le saisissaient et l’égorgeaient près du Jourdain. Il périt en ce temps-là quarante-deux mille hommes d’Ephraïm

 

Loin de moi de vouloir justifier la guerre. Je suis profondément pacifiste. Mais ce texte me permet de faire quelques comparaisons avec une histoire plus récente et qui concerne la bataille connue sous le nom de bataille des Eperons d’or. Les troupes du roi de France étaient venues pour « donner une leçon à la Flandre. Les troupes flamandes, aidée par des hommes venus du Namurois la Wallonie actuelle) infligèrent une défaite sévère aux français. Lorsque ces derniers fuyaient en tentant de se faire passer pour des mercenaires des troupes flamandes ; on leur faisait répéter « Schild en vriend » Et la suite était la même qu’au temps des juges de la Bible. Il est étonnant de voir comme l’homme a toujours rusé pour avoir la suprématie. Quand le proverbe latin affirmait que l’homme est un loup pour l’homme…nous ne pouvons que constater qu’il en est bien ainsi. Même si l’homme qui accomplit ces actes dit qu’il est dans son bon droit, est-ce que cela justifie tous ces massacres. Le plus grave…c’est que les hommes ont souvent voulu mettre Dieu dans leurs querelles. Et hélas, l’histoire se répète

 

 

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24/10/2006

Nos amis les animaux

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Albert Schweitzer et Théodore Monod :
la compassion chrétienne vis-à-vis des animaux
 

 

Théodore Monod a quitté cette vie le 22 novembre 2000. […] Cet académicien et naturaliste était et reste célèbre pour ses travaux scientifiques, ses 70 ans de voyages d'exploration au Sahara à dos de chameau ou à pied et pour ses livres. Tout comme Albert Schweitzer, il était fils , petit fils et arrière petit fils de pasteurs illustres. Cet ami et disciple d'Albert Schweitzer était un peu moins connu pour son pacifisme militant et ses actions contre l'arme nucléaire. Mais combien sont-ils ceux qui savent qu'il était, en même temps, l'un de plus actifs défenseurs chrétiens des animaux? Par l'action ou par l'écrit, Théodore Monod était présent chaque fois que la cause des animaux le demandait. Président du Rassemblement des opposants à la chasse (ROC) et membre du comité d'honneur de la Ligue française des droits de l'animal, il ne manquait pas de s'élever contre la corrida. En 1999, à l'âge de 97 ans (ce végétarien a vécu 98 ans) et malgré sa quasi cécité, il n'a pas hésité à aller à Nîmes pour se joindre à la manifestation contre la tauromachie. Théodore Monod a lutté avec acharnement pour que les Eglises comprennent enfin et s'ouvrent à la compassion universelle qui inclut aussi les animaux. Tous les jours à midi, Théodore Monod récitait les Béatitudes.

Le 16 octobre 1986, la Ligue française des droits de l'animal avait organisé à l'Institut de France un colloque de haut niveau sur les droits de l'animal et la pensée chrétienne (conférenciers: Eric Baratay, Jean Bastaire, Père Jean-Dominique Bourinet, Olivier Clément, Père Paul-Henri Coutagne, Jean Gaillard, Charles L'Eplattenier, Théodore Monod, allocution de Jean Guitton). L'exposé de Théodore Monod s'intitulait "L'Animal face à la pensée et la morale chrétiennes". Il commença en posant les questions suivantes :

" Comment le christianisme officiel, institutionnel, celui des conciles, des confessions de foi ou de dogmes, celui de la théologie aura-t-il pu ignorer deux mille ans durant le dramatique et pathétique problème de la condition animale sans songer à prendre résolument parti contre les bourreaux, sans faire sa place dans son enseignement, dans ses traités, ses manuels et ses catéchismes à la souffrance des bêtes, éternelles victimes de la cruauté des hommes ? Pourquoi un silence à la fois si pesant et si durable qu'on pourrait se demander si la question ne se trouvait pas en fait résolue, et par le refus d'un débat en réalité sans objet ? Comment une religion de l'amour, de la miséricorde, plaçant au centre même de la foi le Sermon sur la montagne, avec les Béatitudes et l'hymne à la charité de 1 Corinthiens 13 pouvait-elle paraître accepter de ne se soucier que d'une seule des créatures, à l'exclusion de toutes les autres ? Pourquoi les Eglises - et la mienne comme toutes les autres bien entendu - n'enseignent-elles pas encore la pitié pour toutes les créatures et n'intercèdent-elles pas - ou si peu et si rarement - pour les innombrables et quotidiennes victimes de la stupidité et de la cruauté des hommes ?" (actes du colloque ci-dessus cité).

Oserions-nous répondre aux questions de Théodore Monod par la citation suivante d'Albert Schweitzer ? " Ce qui, depuis dix-neuf siècles, se présente en ce monde comme le christianisme, n'est qu'une ébauche pleine de faiblesses et d'erreurs, non le christianisme total jailli de l'esprit de Jésus. " (Albert Schweitzer, Ma vie et ma pensée, éd. Albin Michel, Paris 1960, p.171).

article mis en ligne sur le site "Les chrétiens et les

animaux" par Jean Nakos

 

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Benoît XVI et l'islam

La leçon du Pape est ratée

Le Pape voulait montrer qu' « agir de manière déraisonnable est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme», comme le sont notamment l'usage de la violence pour diffuser la foi et pour ainsi forcer la conversion.

Oui, en effet, le Pape a raison : la foi est un acte de liberté que nul ne pourrait et ne saurait contraindre. Plus encore, c'est bien par la foi que nous nous affirmons comme des être libres, cette foi étant toujours une foi malgré tout, en dépit des absences de preuves la rendant obligée. Pour convaincre, point n'est besoin, en effet, d'armes, de menaces et de bras.

Mais en matière d'usage de violence pour la bonne cause, le christianisme est bien loin d'être en reste… Pourquoi donc Benoît XVI s'est-il référé aux vieux propos d'un Empereur byzantin du 14ème siècle, sinon pour perpétuer une image négative de l'Islam qui en fait une religion de l'obscurantisme et du fanatisme ?

On peut dès lors se demander si la violence verbale dont fait preuve le Pape ne vient pas contredire ses propres appels aux relations désarmées devant autrui. C'était oublier que Benoît XVI est bel et bien toujours Ratzinger, c'est-à-dire un théologien savant, fin connaisseur des grands sujets doctrinaux de l'Eglise catholique romaine, provocateur et polémiste, et surtout, grand pourfendeur de son ennemi de toujours : le pluralisme. C'est de trop apprécier et d'encourager ce pluralisme (dont Evangile et liberté est un défenseur, justement !) qui explique, selon lui, l'affaiblissement de la foi chrétienne et tout ce terrain laissé à l'Islam qui, lui, ose condamner, dénoncer, récuser. L'équation est simple et bien connue.

On pourra toujours regretter la logique victimaire du bouc-émissaire à travers l'immédiate et facile instrumentalisation par les pays musulmans de tout ce qui tendrait à montrer la méchanceté de l'Occident à l'égard de l'Islam. Certains vont même se réjouir qu'un Pape ose dire ce que peut-être beaucoup pensent tout bas : l'Islam a certes ses lumières*, son usage éclairé de la raison critique, mais où brillent-elles aujourd'hui sur la scène du monde ?

Il n'en demeure pas moins que de tous les côtés la polémique laisse un goût amer. La réflexion du Pape sur la violence et la foi est juste et pertinente, mais elle vaut pour tout le monde. Car c'est bien le religieux lui-même qui doit continuellement être régulé, mis en critique, repensé, pour éviter qu'il sombre dans le dogmatisme et l'intransigeance. La leçon est juste, mais la référence au vieil empereur est de trop et lui fait rater ce qui aurait été sa plus belle cible : la religion dans sa folle prétention à régenter le monde entier.

16 septembre 2006

Raphaël Picon
(Professeur de théologie pratique à l'Institut Protestant de Théologie à Paris,
Rédacteur en chef d'Évangile & liberté)

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05/10/2006

drame chez les Amishs

Transport amish dans l'Indiana

 

Ces jours derniers des enfants ont été assassinées dans une communauté Amish aux Etats-Unis. Les Amish sont une branche de nos frères Ménnonites. Ils ont fait le choix de vivre un peu retirés de la civilisation. On ne connaître jamais les vrais raisons du meurtrier, puisqu'il s'est suicidé. La communauté est sous le choc. Soyons comme eux dignes dans nos réactions et prions pour ceux de nos frères et soeurs qui passent par ces durs instants

 

 

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