04/10/2006

A méditer

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Exode 32 : 1

 

Le peuple voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s’assembla autour d’Aaron, et lui dit : Allons, fais-nous un dieu qui marche devant nous, car ce Moïse, cet homme qui nous a fait sortir du pays d’Egypte, nous ne savons pas ce qu’il est devenu

 

C’est l’épisode du veau d’or. Mais, comme on le chante dans un opéra : le veau d’or est toujours debout. Pour nous aujourd’hui, le veau d’or, c’est ce monde, particulièrement matérialiste, dans lequel nous vivons. La course au succès, à l’argent, aux honneurs qui attirent plus les gens que l’idée même de Dieu. Ils sont rares ceux qui disent ouvertement qu’ils sont athées ; mais tout doit aller très vite même Dieu. Ils veulent bien d’un Dieu qui serait « service rapide », présent quand ils l’ont décidé ou le Dieu « distributeur » qui répondrait tout aussi rapidement à leurs demandes qu’un service de prêt peut le faire de nos jours. C’est aussi, d’une certaine façon, reconstituer le veau d’or… faire un dieu à notre image pour remplacer le Dieu qui nous à fait à son image. Oui…le veau d’or est toujours debout

 

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03/10/2006

Pensée du jour

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La repentance signifie que le pécheur abandonne ses péchés, les enlève de son esprit, et prenne la résolution en son coeur de ne plus pécher

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02/10/2006

réponse à une réflexion

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Quelqu’un dans les commentaires m’a fait une réflexion intéressante – réflexion que j’entends très souvent. Quand je parle de choses spirituelles, on me dit : « allez voir ce qui se passe en Irlande ou en Afghanistan ». J’ai presque envie de dire : « Pourquoi vous limitez-vous dans votre énumération ? Les prêches incendiaires entendus aux Etats-Unis pour soutenir « religieusement » les mensonges de Bush et faire de la guerre en Irak une « guerre sainte », ne pourraient-elles être versées au dossier de ce que sous-entend la remarque que j’ai reçue. J’inviterais peut-être à faire une distinction quant à la dérive des mots. On parle toujours de guerre de religions. Mais sont-ce vraiment des guerres de religions ou se sert-on de la religion comme d’un paravent pour justifier des actes belliqueux ? Quelle commune mesure y a-t-il entre ce pasteur ( ?) extrémiste d’Irlande du Nord et le pasteur Martin-Luther King ? L’un prêchant et soutenant la violence, l’autre par la non-violence amenant tout un peuple, les afro-américains, à une égalité sociale avec les blancs. Martin-Luther King l’a payé de sa vie. Le message de toute religion authentique conduit à la paix. Ce qui fait dire à Jacques, l’auteur de l’épître qui se trouve presque à la fin du Nouveau Testament : « La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions et à se préserver des souillures du monde ». Et la guerre est en partie une des souillures du monde. De tous les temps, l’homme s’est arrangé pour faire comme ; je ne sais plus quel prêtre, dans un livre d’Emile Zola, qui « couvrait tout du grand manteau de la religion ». Il y a un message de paix qui se trouve dans la Bible. Et je sais qu’elle n’en a pas le monopole et surtout, qu’elle n’a pas toujours été écoutée. Il y a dans la Bible me diront certains des récits de guerres. Oui, c’est vrai. Mais le Nouveau Testament affirme : « ces choses ont été écrites pour vous servir d’exemple » et je me permets d’ajouter : « d’exemples à faire ; mais aussi d’exemples à ne pas faire ». La Bible n’est pas un roman d’amour à l’eau de rose. Elle nous parle d’hommes et de femmes tels que vous et moi, avec leurs qualités mais aussi leurs défauts. Elle nous invite avec l’aide de Dieu a nous laisser transformer jusqu’à ce qu’on puisse dire de nous « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ». C’est Jésus qui prononça ces paroles dans son fameux Sermon sur la Montagne. Quel contraste entre les enseignements du Maître et le comportement de ceux qui au cours des siècles se sont prétendus ses disciples

 

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01/10/2006

A méditer

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Hébreux 13 : 2

 

N’oubliez pas l’hospitalité ; car, en l’exerçant, quelques-uns ont logé des anges

 

Pikéi Aboth

 

Que ta maison soit largement ouverte et que les pauvres y soient considérés comme des membres de ta famille

 

Le Coran

 

Et dans leurs biens, il y avait un droit au mendiant et au déshérité

 

Les trois traditions nous invitent à la générosité, à l’hospitalité non comme une condescendance mais comme un dû vis-à-vis du prochain, et de plus s’il est déshérité

 

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26/09/2006

A méditer

Un dimanche matin pendant le culte, une assemblée de 2'000 membres
était très étonnée de voir deux hommes vêtus de noir de la tête aux pieds entrer dans l'église avec des armes automatiques.

   
L'un des hommes dit à haute voix
   
"Que celui qui est prêt à se prendre une balle pour Christ reste à sa place."
   
Immédiatement, la chorale a pris la fuite... 
   

Et une majorité de l'assemblée a pris la fuite...

l'assemblée.

   
Finalement, il n'en reste plus qu'une vingtaine.
   
L'homme qui avait parlé retira sa capuche...
   
Puis il regarda le prédicateur et dit "Okay pasteur, je me suis débarrassé de tous les hypocrites...maintenant tu peux commencer ton culte. Passe une bonne journée !"
   
Et les deux hommes se retournèrent et sortirent.

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22/09/2006

Commencement du Ramdan

Le ramadan débute le 24 septembre (21/09/2006 20:54)

Le ramadan, le mois de jeûne des musulmans, débutera le dimanche 24 septembre. Le mois du ramadan est prévu au neuvième mois du calendrier islamique lorsque débute la nouvelle lune. La date n'est jamais la même d'une année à l'autre. Durant le mois du ramadan, les musulmans ne peuvent ni manger, ni boire durant la journée. Les relations sexuelles sont bannies durant ce mois de prières. Dès le lever du jour et jusqu'à son terme, les musulmans doivent suivre ces règles strictes de jeûne. Dès le soir venu, ils se réunissent en famille ou avec des amis pour rompre le jeûne. Le ramadan est l'un des cinq piliers de l'islam. Ramadan de l'arabe -ramida ou ar'ramad- signifie littéralement "brûlure, chaleur intense". Symboliquement, il est pour les musulmans l'occasion de se faire pardonner les péchés qu'ils ont commis. Tous les musulmans se doivent d'observer le ramadan. Sont dispensés de jeûne: les malades, les femmes enceintes, les soldats en temps de guerre et les jeunes enfants. (GFR)

 

 

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21/09/2006

A méditer

L'Etranger

 

Ni l’étranger qui est dans tes portes… (Exode 20 : 10)

 

Soyez curieux, allez lire le texte du chapitre 20 de l’Exode (le deuxième livre de la Bible) dans son entièreté. Cela ne vous prendra que quelques minutes.

Il est inclus dans le programme social des dix paroles (que nous avons l’habitude d’appeler les 10 commandements). Il est sur pied d’égalité avec l’habitant du pays ; car c’est dans le contexte du Sabbat, signe de la libération du pays d’Egypte, et libération de l’esclavage de la société actuelle. L’Etranger n’est pas considéré dans l’Ecriture comme celui qui est destiné à être la main d’œuvre de remplacement quand l’habitant du pays est en vacances ou quand le travail ne lui convient pas. On le refile à l’étranger. C’est ce que l’histoire récente nous apprend. Or, toute l’Ecriture nous apprend le respect de l’étranger. Le mot étranger, vient de la même racine que le mot étrange. Car, celui qui diffère de nous par la langue, les coutumes, voire la religion : nous le trouvons étrange et il est pour nous un étranger. Nous nous réfugions parfois derrière l’excuse qu’il est étrange, qu’il est un étranger parce qu’il ne s’intègre pas. Mais combien de fois n’ai-je pas vu des gens, venus d’un autre pays pour des raisons diverses : qu’elles soient économiques, politiques ou autres. Faire tout ce qui était en leur pouvoir pour s’intégrer : en apprenant la langue, en se familiarisant avec nos habitudes et qui après bien des années, sont encore considérés comme des étrangers. On connaît même certains villages, où il suffit de ne pas être né dans ce village pour être considéré toute sa vie comme un étranger. Il y a un peu plus de quarante ans, dans un petit village belge : un jeune instituteur est arrivé dans un village pour prendre son poste. Très rapidement, on s’aperçut que l’ »étranger » n’était pas à la messe du dimanche, où on s’attendait, comme c’était la coutume, pour surveiller les enfants du catéchisme, qui avaient à l’époque l’obligation d’être présent chaque dimanche. Quelques dimanches s’écoulèrent sans que l’on vît le dit instituteur. Lorsqu’on qu’on questionna celui-ci, il fit savoir qu’il était protestant. Ce fut un véritable coup de tonnerre qui s’abattit sur l’endroit en apprenant cette nouvelle. C’était vraiment un « étranger ». Le fait divers pris de telles proportions et les brimades contre l’instituteur furent telles, que notre petite minorité protestante s’émut. Des rassemblements protestants furent organisés pour montrer que l’instituteur en question n’était ni une bête curieuse, ni une exception à la règle, ni un phénomène de foire.

Ces temps sont révolus me direz-vous (heureusement !). Mais un étranger, cela existe toujours. De semblables phénomènes de rejets se sont multipliés à l’égard des étrangers ; lorsque j’étais enfant, les émigrés d’origine italienne faisait les frais de la méfiance populaire et étaient accueillis comme des chiens dans un jeu de quilles.

Aujourd’hui, les étrangers ont changé de nom. Mais les mêmes préjugés circulent. Les histoires que j’entendais dans mon enfance contre les italiens, les siciliens, nous les retrouvons dans la bouche des gens contre les africains, les maghrébins, les turcs et que sais-je encore. Il suffit que l’un d’eux commette une mauvaise action pour que leur communauté toute entière soit pointée du doigt. Certains partis politiques (des deux côtés de la frontière linguistique) soufflent sur le feu de la méfiance et de la haine. Et ils distillent le venin de la méfiance, du racisme et de la xénophobie par leurs écrits (tolérés au nom de la démocratie !!!!). Le plus grave c’est que nous retrouvons ces raisonnement parfois jusqu’au sein de nos églises. Il serait temps que nous replongions dans nos Bibles pour y redécouvrir tout ce que la Bible enseigne à propos de l’étranger, des égards que nous leur devons parce qu’ils sont des hommes et que nous nous prétendons enfants de Dieu. Ils le sont au même titre que nous.

Au peuple d’Israël, à plusieurs reprises, Dieu enseigne d’avoir égard à l’étranger, en se souvenant qu’ils ont eux aussi été étrangers en terre d’Egypte.

Je pense que parfois, les descendants d’émigrés devraient en faire autant, en se souvenant, qu’ils ont eux aussi été étrangers sur cette terre (d’accueil !!!!) Je pense qu’il y a des gens qui ont des trous de mémoire ; le seul exemple concret que j’apporterais sans citer le nom, se passe dans un pays voisin du nôtre, qui prétend toujours vouloir donner des leçons de droits de l’homme au reste du monde et dont un ministre fils d’émigrés, s’est rendu célèbre il y a peu par sa hargne contre les « sans-papiers ».

Pouvons-nous sans rougir devant la foi des nos ancêtres en la foi qui durent parfois devenir des émigrés à cause de cette foi nous désintéresser du problème ?

Je ne dois pas m’intéresser à l’étranger à condition que… il accepte ma foi, mes coutumes, ma langue. Si je ne suis pas descendant d’émigré, je dois m’intéresser à l’étranger, parce que je ne connais pas l’avenir et que je pourrais être moi-même un émigré, ou l’un de mes enfants.

Si le quatrième commandement, celui qui a trait au jour du repos béni par Dieu, mentionne expressément l’étranger. Puisque je crois que les dix commandements sont irrévocables parce qu’inscrits sur des tables de pierre (symbolisant leur indestructibilité), je n’ai pas le droit de me désintéresser de ceux qui ont par avec moi à ce repos, par un décret divin.

 

Jean-Marie Geron

 

 

 

 

 

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